RECHERCHE APPLIQUÉE
La recherche sur la facture ancienne des étoffes tressées retrouvées dans les musées ou chez les collectionneurs privés demeure une énigme. Dans la transmission du tressage sans outils, et particulièrement en ce qui concerne le « fléché », seulement quelques traditions orales ont traversé le temps et peu d’entre elles ont été archivées minutieusement. Des détails sont tombés dans l’oubli, peut-être des erreurs dans la transmission orale ont permis de s’égarer et nous en sommes arrivés à supposer la méthode utilisée. Seules la recherche, l’observation et la pratique permettront de tendre vers une proche certitude.
La texture du tressage contemporain ne ressemble en rien à celle de la production de la grande ceinture fléchée tressée lors de la période de standardisation telle que répertoriée dans les musées ou les collections personnelles. Nous en sommes venus à véhiculer des résultats qui supposent l’utilisation des fibres utilisées, les colorants et leurs enduits. L’absence de recherche scientifique documentée, afin de constituer une banque de référence sur le type de laine et les colorants utilisés à cette époque, la méthode de torsion et l’enduit appliqué, ne permet pas de conclure sur la question.
L’absence de fiches d’identification ou d’informations qui accompagnent les pièces textiles que nous retrouvons dans les musées ou les collections personnelles nous renvoient à l’importance de remplir avec détails les fiches d’identifications dans les productions contemporaines et les reconstitutions d’étoffes anciennes. Cette identification est basée sur l’aspect visuel tel que décrit dans les travaux publiés en construction textile et l’utilisation des terminologies qui s’y rattachent.
La classification des textiles est documentée. L’élaboration de fiches technique exige de comprendre la méthode de travail utilisée et la terminologie qui s’y rattache pour analyser, décrire et classifier un tressage à plat à simple épaisseur ainsi que la structure qui compose les motifs. C’est ce qui permet de transmettre les informations acquises. L’analyse du processus de fabrication d’une étoffe et sa classification ne représente que quelques-uns des aspects de l’étude d’un textile.
Toutefois, ces informations se doivent d’être séparées des connaissances historiques, des aspects culturels chronologiques et géographiques, ainsi que du design obtenu. Par exemple, un même motif peut être obtenu selon des constructions textiles différentes. Chacun de ces détails a ses propres spécialistes et sa propre nomenclature et contribue au développement d’une terminologie généralisée. La structure et la construction d’un textile ne sont jamais absentes. Elles peuvent être observées objectivement et être classifiées en groupe et en sous-groupes spécifiques. Des principes de bases bien établis permettent l’identification de la construction d’un textile ainsi que la structure qui la compose. La confusion entretenue en ce qui concerne la description d’un textile relève davantage de la méthode de fabrication et de la terminologie utilisée.
La publication de la présente recherche en construction textile Le tressage au-delà du trois brins sert à identifier et classifier un textile ancien comme le « fléché ».


